Comment ça se passe à l’examen
Lors d’un arrêt, en plus de la vérification technique et de la question de sécurité routière, l’inspecteur te pose une question sur les notions élémentaires de premiers secours. Une bonne réponse rapporte 1 point sur 31. L’inspecteur peut reformuler la question, et ta note ne dépend pas de ta façon de t’exprimer : seul le fond compte.
Les questions viennent d’une banque préparée avec la Direction de la sécurité civile. Elles tournent autour de 3 idées : protéger, alerter, secourir. Voici les questions, avec la réponse attendue.
Protéger
- Comment protéger la zone de danger ?En la délimitant clairement et largement, de façon visible, pour protéger les victimes et éviter un sur-accident.
- Quel équipement porter avant de sortir de la voiture ?Le gilet de haute visibilité.
- Où placer le triangle, hors autoroute ?À environ 30 m de l’accident, ou avant un virage ou le sommet d’une côte.
- Quand peut-on déplacer une victime ?Seulement face à un danger réel, immédiat et non contrôlable. Ça reste exceptionnel.
- Quelles sont les conditions d’un dégagement d’urgence ?La victime est visible, facile à atteindre, et rien ne gêne. Il faut être sûr de pouvoir le faire.
- Où déplacer la victime ?Dans un endroit assez éloigné du danger et de ses conséquences.
- Que faire quand un signal d’alerte retentit ?Se mettre en sécurité, s’informer (médias, sites des autorités) et respecter les consignes.
Alerter
- Par quels moyens alerter les secours ?Avec un téléphone portable, sinon un téléphone fixe ou une borne d’appel d’urgence.
- Pourquoi l’alerte doit-elle être rapide et précise ?Pour que les secours arrivent le plus vite possible, avec les moyens adaptés.
- Quels numéros appeler ?Le 18 (pompiers), le 15 (SAMU) ou le 112, le numéro d’urgence valable dans toute l’Union européenne.
- Quelles informations donner ?Le numéro de téléphone d’où tu appelles, la nature du problème et le lieu le plus précis possible.
- Quand peut-on raccrocher ?Seulement quand ton correspondant te le dit.
- Pourquoi attendre avant de raccrocher ?Il peut te guider dans les gestes à faire jusqu’à l’arrivée des secours.
- Sur autoroute, comment indiquer où tu es ?Le numéro de l’autoroute, le sens de circulation et le point kilométrique.
- Qu’est-ce que le signal d’alerte (SAIP) ?Un signal qui prévient d’un danger imminent ou d’un événement grave en cours.
- Comment est-il diffusé ?Par les sirènes et par les médias (Radio France, France Télévisions). La banque cite aussi une application ; aujourd’hui, l’État envoie les alertes directement sur les téléphones avec FR-Alert, sans application.
- Comment reconnaître le signal des sirènes ?Un son qui varie, sur 3 cycles successifs. La fin de l’alerte est un son continu.
Secourir
- Qu’est-ce qu’une hémorragie ?Une perte de sang prolongée qui ne s’arrête pas : elle imbibe un mouchoir en quelques secondes.
- Quels sont ses risques ?Une détresse circulatoire ou un arrêt cardiaque.
- Comment arrêter une hémorragie ?En appuyant fort sur la plaie avec les doigts ou la paume, avec un tissu propre dessus.
- Qu’est-ce qu’une perte de connaissance ?La victime ne répond pas, ne réagit pas, mais elle respire.
- Quels risques si elle reste sur le dos ?L’arrêt respiratoire et l’arrêt cardiaque.
- Pourquoi ne pas la laisser sur le dos ?Elle risque de s’étouffer : liquides dans la gorge, langue qui tombe en arrière.
- Comment vérifier qu’elle est consciente ?Lui poser des questions simples, lui secouer doucement les épaules, lui demander de te serrer la main.
- Comment vérifier qu’elle respire ?Regarder si le ventre et la poitrine se soulèvent, et sentir l’air qu’elle expire.
- Que faire si elle a perdu connaissance ?La mettre en PLS (position latérale de sécurité), alerter les secours et surveiller sa respiration jusqu’à leur arrivée.
- Quand faire une PLS ?Quand la victime ne répond pas, ne réagit pas et respire.
- Qu’est-ce qu’un arrêt cardiaque ?Le cœur ne fonctionne plus, ou fonctionne de façon anarchique.
- Quels en sont les signes ?La victime ne répond pas, ne réagit pas, et ne respire pas ou respire de façon anormale.
- Quel est le risque si personne n’intervient ?La mort, en quelques minutes.
- Pourquoi agir tout de suite ?Le cerveau manque d’oxygène : les lésions commencent dès la première minute.
- Que faire face à un arrêt cardiaque ?Alerter, masser (réanimation cardio-pulmonaire) et défibriller avec un défibrillateur.
- Qu’est-ce qu’un DAE ?Un défibrillateur automatisé externe : un appareil qui peut rétablir une activité cardiaque normale.
- Est-ce risqué de l’utiliser si ce n’est pas un arrêt cardiaque ?Non : il ne se déclenche qu’en cas d’arrêt cardiaque.
- Une personne non formée peut-elle l’utiliser ?Oui : l’appareil guide avec des schémas et des messages vocaux.
- À partir de quel âge peut-on se former aux premiers secours ?Dès 10 ans.
Les numéros d’urgence à connaître
- 15 : SAMU, pour une urgence médicale.
- 17 : police ou gendarmerie.
- 18 : pompiers.
- 112 : numéro d’urgence européen, valable dans toute l’Union européenne.
- 114 : pour les personnes sourdes, malentendantes ou aphasiques, par SMS, application ou internet.
Ces appels sont gratuits et passent même sans forfait, avec une carte SIM.
Ces questions préparent l’examen, mais rien ne remplace une vraie formation aux gestes de premiers secours, possible dès 10 ans.
À retenir
- Protéger, alerter, secourir : les 3 thèmes des questions.
- 15 SAMU, 17 police, 18 pompiers, 112 urgence européenne, 114 par SMS.
- Victime inconsciente qui respire : PLS, alerte, surveillance.
- Arrêt cardiaque : alerter, masser, défibriller.
